rachel khan

Nina aime la danse classique. Nina vit dans le 20e arrondissement de paris. Chez elle, silence et amour régissent le foyer. Il faut dire que pour Nina ses racines sont un peu éparpillées. Sa maman est d'origine juive et son grand-père qui vit avec eux a été déporté. Son papa est gambien et musulman. Son papa est noir, sa maman est blanche, Nina est un combiné de tout cela. Juive, afro, elle doit d'une part aller à la conquête de son histoire et d'autre part faire face au racisme.

Nina ne va pas pouvoir continuer la danse à cause de ses fesses. Nina ne va pas pouvoir être une élite d'Assas à cause de son origine africaine. Alors Nina va faire confiance à ses origines justement. Elle court, elle court vite...l'athlétisme lui tend les bras. Courir c'est se retrouver et échapper à la société. Partagée dans ce choix qui signifie qu'elle privilégie le corps sur l'esprit, désorientée voire d'une naïveté touchante mais qui fait mal quand elle est confrontée au racisme, la vie de Nina met en lumière les contrastes de notre société. Sur fond de découverte de l'amour, du monde adolescent, de la violence des hommes et de la violence du monde, ce récit est profondément touchant. J'ai avalé ce livre en 2 jours à peine. J'ai vécu avec Nina, j'ai imaginé son doux grand-père, son père intello, la douceur de sa maman, le corps de Jackson et le coeur de celui qu'elle va aimer...une belle leçon de vie, de réconciliation. Croire que les êtres humains vont s'aimer pour surmonter les violences, c'est d'actualité et ça fait du bien.

Un livre découvert grâce aux 68!

68